« Retour des Valseuses »
- lemenstrueldeperpi
- 24 nov. 2024
- 2 min de lecture

Petit extrait revisité
Aux alentours de Perpignan*, en direction de Claira*, trônaient les appartements HLM haut-standing construits spécialement pour accueillir les Ukrainiens.
Élisabeth De Lenseusent, ancienne suceuse des messieurs experts en patrimoine et immobiliers des Pyrénées-Orientales*, avait décroché un logement de trois chambres au deuxième étage en aspirant et malaxant comme une malade la petite bite de monsieur Christophe Gérant, vice-président du Conseil Général, chargé de placer décemment les réfugiés de guerre à la demande de Monsieur le Maire Olius Elliot.
Étant jeune, la vieille putain avait opté pour placer ses quatre enfants à la DDASS* pour ne pas confondre les prises de biberon et la mise en bouche des phallus de sa clientèle.
Sage décision ! avait lancé Romuald, assistant social des années 70, stérile, éjaculateur précoce, divorcé, moche et mal dans sa peau.
Sans que cela soit surprenant, chaque vendredi soir à 20 h, la vieille allumeuse Élisabeth prenait l’habitude de confectionner des confitures d’anones aux adolescents de l’immeuble. La nouvelle génération perpignanaise*, les cassos-chic-émigrés-ukrainiens.
Sur un fond de musique classique, entre la fondue du fruitage et la pesée du sucre, elle se repoudrait le nez devant le miroir ovale ornant une Marie-louise* offerte par la mairie en échange d’un fabuleux coït anal par Monsieur le maire de l’époque.
Debout au milieu de son salon vert et rouge en velours, seule elle valsait dans une robe blanche transparente à dentelles de catin laissant apparaître un vagin fripé et tombant glougloutant l’appel du désire.
Elle espérait pouvoir rouler un patin au jeune acnéique Oleksandor en lui caressant d’une main de velours sa partie intime. Un sexe masculin. Une bite de mineur, quand bien même, elle sent le charbon. Une queue aux senteurs de souvenir de lait caillé dans un fond d’une bouteille oubliée au réfrigérateur des années 70. Sur le meilleur d'Ennio Morricone*, elle se dandinait sur 'Il était une fois la Révolution'* en se remémorant l’effluve exquise du parfum de son index sortant de l’anus de Giorgio, 14 ans, stagiaire à la cave coopérative Sopali de Peyrestortes*.
Il est vrai qu’en 1978, la liberté était autre : nous pouvions baiser, niquer, former en tout bien tout honneur les mineurs en chaleur affamés de sexe, affaissés sur les bancs de la place Arago* du centre ville de Perpignan. Violer et sodomiser les éphèbes afin de les détourner de l’homosexualité sans faire un cinéma : les coming-out. Fumer toutes les herbes confondues en vidant les bouteilles de Malibu* conçues pour les filles et Bayles* pour les garçons.
Nous ne vivions pas à fleur de peau.
Nous éclorions jusqu’à écraser nos pétales à l’asphalte sans crainte d’avoir une plainte pour avoir osé vivre librement nos émotions.
Élisabeth dite Beth prise d’une mélancolie de la déconstruction bestiale masculine, se fit la promesse digne d’une cougar contemporaine.
Une simple promesse pouvant laisser sa trace dans l’histoire : dévergonder et sodomiser avec le mortier le beau et innocent Oleksandor sans oublier le rituel final de renifler ses doigts la senteur d’un dépucelage forcé cependant consenti d'une jeune pousse.
Dédié aux interdits