« Le bouffeur de chatte »
- lemenstrueldeperpi
- 20 mai 2024
- 3 min de lecture
Comme chaque soir, après le travail, je me rends comme une automate au café Le petit Moka du quai Vauban de Perpignan. Le fils du patron est agréable à regarder. Petit cul rebondit et des cuisses bien ferment.

Étant donné qu’il pleut, mais pas une pluie de pédé, si vous voyez ce que je veux dire.
Je décide de m’asseoir tant bien que mal sur un tabouret du comptoir. Je paie comptant mes verres de Vodka. C’est Boris, un Ukrainien, mon ex-amant qui m’a fait découvrir Absolut.
Nous nous sommes connus un soir en faisant la manche pas bien loin de la place Cassanyes. Pendant deux ans, nous avons dormi dans les mêmes cartons. Boris était blond aux yeux clairs. Il m’aimait. Il me le prouvait. Il me tapait à coup de poing sur mon visage quand il était en manque de crack et d’héroïne.
Parfois, quand je ne voulais pas baiser avec lui parce que sa bite sentait le maroilles périmé il défonçait mon sexe à coup de godasses.
Du coup, j'ai un gouffre à la place d’une chatte.
Je me demande si ce ne sont pas les gens qui chient comme moi derrière les conteneurs, tellement le centre-ville pue le caca et la pisse.
Ah non ! Cette odeur appartient à Laurent, Lorrain et clodo-vétéran.
Il vient de s’installer au comptoir de à mon côté gauche.
— Salut, p’tite salope. Journée de merde. Plus personne ne donne de l’argent. Heureusement que j’ai croisé le type de la mairie qui m’a refilé un billet pour se donner bonne conscience.
— Tu en as de la chance, mon Laurent. J’ai remarqué que plus personne ne veut se faire sucer. Du coup, je suis un peu à la dèche.
— Ne t’inquéquettes donc pas. Avec l’ancien Blaise Pascal du type de la mairie, on sortira comme des piliers de cabaret.
Hé ! Michel ! Tu peux lui donner à boire à Max, s’il te plait ?
Et tu nous mets directement la bouteille, comme d’hab. Merci mon Michou.
Aujourd'hui, c’est ma tournée !
— Merci Laurent. Sans te vexer, tu sens vraiment mauvais. Du pur concentré de merde.
Nous avons faim, froid. Notre corps nous fait sentir les douleurs des ténèbres. Nous avons apprivoisé sur notre corps tous les champignons existants sauf les champignons des pizzas. On a même un élevage de furoncles au dos.
Max, c’est le chien de Laurent. Un berger allemand modifié : poils longs et l’arrière-train trop bas.
Au bout du troisième verre de Vodka.
— Hier soir, Max avait du mal à s’en dormir. C’est à cause de la faim et de la pluie. Du coup, je lui ai laissé me lécher la bite et mes rastafiolles.
Tu sais, c’était juste pour le goût ! Et après, je l’ai branlé. Il a dormi jusqu’au petit matin.
Depuis deux ans d’errance, plus rien ne m’écœure et j’ai appris à comprendre des tas de choses. J’ai bien muri, finalement.
— Au fait, je vais bouffer une chatte. Bon ! Une chattounne comme je les aime. Elle est toute jeune, celle-là !
Finalement, il y avait bien une chose qui m’écœuré encore. C’est de voir Laurent bouffer des chattes avec sa bouche qui sent et ressemble aux égouts. En plus, il aime quand les chattes saignent. Je n’aime pas non plus sentir l’odeur du sang. C’est comme un mélange de métaux rouillés.
Discrètement et en buvant mon quatrième verre d’Absolut, j’observe Laurent en train de lécher, aspirer et sucer comme on mangerait une figue, la chatte à même le comptoir. Je suis nauséeuse de l’image du sang coagulé de la chatte qui dégouline aux commissures de ce salopard de clodo.
Laurent, bouffeur de cervelle de félin. Plus précisément des femelles et chatons.
Boris me manque. Je l’aime. Je l’ai tué en le poussant sous les roues d’une voiture d'un vieux. Mon premier manque d’héroïne.